L’invention de soi. Une théorie de l’identité

Introduction.
«Qui suis-je?» «Qu’est-ce que je serai dans l’avenir?» «Quel sera le sens de ma vie?» Ballotté entre des déterminations de toutes sortes et sa subjectivité, l’individu cherche ce qu’il est convenu d’appeler son identité. Mot magique que tout un chacun utilise comme s’il savait de quoi il parlait, l’identité mérite un examen sérieux afin d’en clarifier le contenu et d’en préciser les mécanismes. Il est impératif d’ouvrir le débat et de proposer une argumentation sur ce sujet qui fait l’objet d’un faux consensus, à tout le moins dans le domaine des sciences humaines.

L’identité et son histoire.
Employé en philosophie depuis l’Antiquité, le concept d’identité prend de plus en plus d’importance à l’occasion de la lente mais inexorable déstructuration des communautés provoquée par l’individualisation de la société moderne. Freud en sera le fondateur en sciences humaines et s’en servira pour étudier la constitution du sujet. Bien d’autres chercheurs l’utiliseront à toutes les sauces par la suite. L’identité est-elle un produit, un principe de stabilité dans la crise des repères, un processus, une substance? Au fil de ses avatars, ce concept, à devenir tout, ne sera bientôt plus rien. L’identité n’est pas partout et nulle part. Elle est avant tout le produit de l’Histoire. Elle naît de l’émergence de l’être humain qui, expulsé d’une société s’étant rêvée holistique depuis des millénaires, sera désormais considéré comme individu. Les Lumières, remplaçant Dieu par la raison, axeront la réorganisation sociale sur cet individu qui portera dorénavant tout le poids de son destin. Contraint à s’autodéfinir et à se constituer comme sujet, il sera confronté à un questionnement angoissant et sans fin . Il devra composer lui-même sa petite musique sans laquelle tout s’effondre, et la jouer entre l’ivresse que provoque cette nouvelle liberté et le désarroi, «la fatigue d’être soi» (1), la perte de confiance en lui-même qui le guettent.

L’identité entre ses contraires.
Bien entendu, l’individu n’est pas libre de s’inventer comme il le souhaite. Mais la part de subjectivité qui lui reste l’amène à tenter d’accéder à une sorte d’autonomie, c’est-à-dire à gérer ses contraintes et à donner un sens à son existence. Si elle réussit, cette quête d’identité génère l’estime de soi et fournit l’énergie émotionnelle nécessaire pour continuer à vivre. En cas d’échec, elle peut s’avérer dévastatrice. D’où son importance capitale. L’identification à un groupe, par exemple, permet à l’individu, paradoxalement, de se donner l’impression de posséder une plus grande personnalité, de se dépasser, de se sentir davantage lui-même. Ce type d’identification a lieu également dans l’amour, le couple, la famille. L’individu, pour compléter la représentation qu’il se fait de lui-même et accéder à un bien-être intérieur, s’invente aussi une biographie cohérente, voire mythique, qui le préserve des aléas de la dispersion. Les images et les modèles de toutes sortes fournis, entre autres, par les médias sont souvent le point de départ de sorties de soi propices au bricolage identitaire. S’il a tant besoin d’identité, c’est que l’individu, autre paradoxe, ne sait pas qui il est. Sans cette identité, capable de lui procurer la reconnaissance, l’approbation, l’admiration ou l’amour des autres dont il a une soif illimitée, toute son action est paralysée. Le seul fait de croire en lui-même produit le dynamisme par lequel il se sent exister fortement et a le désir de poursuivre sa route.

Le social reformulé par l’identité.
La quête d’identité n’est pas neutre. Elle est déterminée par la position sociale et les ressources du sujet, tant culturelles que matérielles. Elle s’inscrit dans un contexte de domination sociale omniprésente. Cela dit, on peut distinguer trois façons différentes d’exercer cette créativité identitaire, c’est-à-dire de s’inventer différent, de contrer cette fatigue d’être soi, d’effacer ce poids d’être emprisonné dans les déterminations sociales, et de restaurer l’estime de soi. La première (Voice), qui consiste à mettre en jeu tous les moyens disponibles pour construire une identité originale, est particulièrement difficile pour les démunis qui n’ont parfois d’autres choix que l’implosion (douce ou brutale) ou l’explosion réparatrice. La deuxième (Exit) s’apparente au repli sur soi, sur un être monochrome et invisible. Le sujet se résigne à vivre sa petite vie, ce qui est une forme de refus du processus identitaire. La troisième (Loyalty), sorte de juste milieu entre l’affirmation identitaire sans mélange et la résignation, se résume à s’oublier, c’est-à-dire à utiliser les rôles, les cadres sociaux et les diverses institutions établies pour définir son identité. C’est la voie de l’intégration sociale dans l’humanité établie que guettent,cependant, les dangers du conformisme. Dans tous les cas, la créativité artistique demeure le modèle le plus pur de l’inventivité identitaire.

Conclusion.
L’identité n’est pas n’importe quoi. C’est un processus historique qui oblige le sujet à se définir continuellement sous peine de disparition. C’est surtout une révolution qui l’amène, à l’âge des identités, c’est-à-dire depuis le milieu du vingtième siècle, à fournir sa propre énergie pour être, pour agir, pour y croire et le faire croire, afin de contrer l’implosion individuelle… et collective. Car «l’invention de soi» débouche sur une remise en question et un renouvellement qui transcendent le simple individu. On l’a vu, entre autres, par les événements récents, dont celui du 11 septembre 2001: la société tout entière est travaillée en profondeur par cette quête identitaire effrénée. C’est le système dans sa totalité qui se voit contraint à réinventer sa fable pour continuer à fonctionner.

Villeneuve en Scène

Pour cette année 2004, l’innovation et le changement sont au rendez-vous. Nouvelle formule, nouvelle identité pour cette manifestation qui sera réservée au « Théâtre en itinérance ».
Un regard inédit porté sur des compagnies voyageuses.
Les théâtres ambulants parcourent villes et villages de France et du Monde avec leurs installations scéniques mobiles pour retrouver tous les publics autour de leurs spectacles. La richesse de leur imagination et l’originalité de leurs créations offrent une diversité de formes et une variété d’univers porno tout aussi différents.

Du 9 au 22 juillet 2004, 15 compagnies itinérantes sont accueillies à Villeneuve lez Avignon pour notre plus grand plaisir. Chapiteaux ou scènes de plein air s’installent dans 9 lieux de la ville, et proposent
18 spectacles.
Avec dynamisme et créativité, dans la plus grande convivialité, ces équipes artistiques réinventent de nouvelles rencontres théâtrales et de fructueux échanges avec les publics.

Jean-Marc ROUBAUD
Député-Maire de Villeneuve lez Avignon

Monique NOUGIER
Adjoint délégué à la Culture & au Patrimoine.
Présidente de l’Office de la Culture

– Martha BARDOU : Responsable du Service Culture & Patrimoine.
– Shirley HARVEY : Chargée communication
villeneuve-en-scene@wanadoo.fr
Office de la Culture Tél. 04 90 27 49 81
Office de la Culture/Villeneuve en Scène
2, Place Saint Marc – 30400 Villeneuve lez Avignon
– Mél : villeneuve-en-scene@wanadoo.fr
– Tél. : 04 90 27 49 28 Fax. : 04 90 27 49 93
– Programme : Pour consulter le programme détaillé cliquer ici.
Le Festival Villeneuve en Scène est soutenu par la Région Languedoc-Roussillon, le Conseil Général du Gard, la Ville de Villeneuve lez Avignon.

Art en Provence

Salon méditerranéen d’art contemporain à MARTIGUES en PROVENCE, du vendredi 20 mai au lundi 23 mai 2005.
Dans le cadre mythique de la villa Khariessa, dans ce coin merveilleux de la divine Provence, un nid couronné de cyprès, de tamaris, de lauriers roses. «Sm’art» lance un APPEL A DOSSIER D’ARTISTE et propose un rendez-vous incontournable avec l’art contemporain et l’art abstrait. 65 artistes peintres, sculpteurs, créateurs d’art sont attendus en Provence du 20 au 23 mai 2005. Cette exposition est organisée en partenariat avec le Zonta-Club de Martigues (ONG à but humanitaire) et de nombreux magazines d’art.

Elle bénéficiera en outre d’une couverture médiatique exceptionnelle. Sm’art réalise un catalogue de références des artistes, un site internet ou chaque artiste exposant y sera répertoriés , un lien sera mis en place pour renvoyer visiter le propre site de l’artiste.
Le vernissage est fixé au vendredi 20 mai à partir de 18 H suivi de la « soirée des artistes » animée par le Jazz-Club. Les places sont limitées et les dossiers d’inscriptions sont soumis à un comité de sélection composé de membres impliqués dans le domaine de l’art.
La vaste propriété que l’on connaît aujourd’hui, où se tiennent maintes rencontres et expositions n’était autre que l’atelier de l’artiste peintre Henri GIRARD. Sm’art accueillera les artistes , les visiteurs, les collectionneurs, les amateurs d’art de toute la région de Provence. La Villa Khariessa a toujours été un haut lieu de rendez-vous artistiques.
Une escale idéale pour séduire, exposer et vendre ses créations.

MADE IN CANNES
Du mardi 24 au samedi 28 février 2004
Des élèves et des anciens élèves des écoles supérieures d’art de Cannes vous proposent des soirées-rencontres en 3 temps au Théâtre La Licorne à Cannes-La Bocca.
1 – exposition et accueil musical (entrée libre)
A partir de 19 heures, venez découvrir les costumes de spectacles du Lycée Professionnel des Coteaux lors d’une exposition organisée dans le hall du Théâtre La Licorne. Un accueil musical est assuré par les DJ Nick Luscombe et Dimitri Shapko et l’entrée est gratuite.

2 – spectacle
Puis à 20h30, laissez-vous porter par le plaisir de la Danse dans Made in Cannes avec les trois jeunes ballets de Cannes, Rotterdam et Madrid pour la Première Rencontre Internationale de « Junior Ballets ».

3 – rencontres
Après le spectacle, vous pourrez prendre un verre avec les artistes et retrouver une ambiance musicale chaleureuse.

La première Rencontre Internationale de « Junior Ballets » pour MADE IN CANNES.
L’Ecole Supérieure de Danse de Cannes Rosella Hightower organise à Cannes la première Rencontre Internationale de « Junior Ballets ». Dans le cadre de son programme d’échanges et de collaboration avec les grands centres de formation de jeunes danseurs internationaux, le Cannes Jeune Ballet accueille le Ballet Junior de la Rotterdamse Dansacademie et le Real Conservatorio profesional de Danse de Madrid. La semaine est ponctuée par des spectacles présentés par chaque jeune ballet, puis par une représentation mixte au Théâtre de La Licorne. Ce nouvel événement s’inscrit dans une politique interactive et multiculturelle, visant à élargir les horizons pédagogiques et chorégraphiques au plan européen, afin de préparer les jeunes danseurs à intégrer les compagnies professionnelles de haut niveau. Le public de MADE IN CANNES a l’opportunité exceptionnelle de découvrir le travail de ces trois ballets juniors de niveau tout à fait remarquable. Avant et après les spectacles, les DJ Nick Luscombe et Dimitri Shapko assureront l’ambiance musicale dans le hall du Théâtre où le public pourra également admirer les costumes de spectacle réalisés par les élèves du Lycée Professionnel des Coteaux (entrée libre).

PROGRAMME DU MARDI 24 AU VENDREDI 27 FEVRIER 2004
– 19h00 : Exposition de costumes de spectacle par le LEP des Coteaux de Cannes et accueil musical par Dimitri Shapko et Nick Luscombe
– 20h30 : Spectacles puis ambiance musicale dans le hall

Mardi 24 février 2004 – Cannes Jeune Ballet – FRANCE
Le “Cannes Jeune Ballet” est aujourd’hui composé d’une trentaine de jeunes danseurs de talents et d’origines multiples, soigneusement sélectionnés à l’issue de leurs études. Tout en poursuivant des classes de perfectionnement pluridisciplinaires, l’opportunité leur est donnée de s’exprimer sur les scènes nationales et internationales, au travers d’œuvres variées, leur donnant la possibilité de trouver leur identité artistique dans le monde chorégraphique professionnel. Il se dégage de ce groupe une énergie vitale exceptionnelle. De nombreux chorégraphes ont été séduits porno par la démarche authentique et dynamique de ce jeune ballet. Ardeur, cohésion, polyvalence et créativité font la force et le succès de ces artistes en plein envol. Pour la saison 2004/2005, nous vous proposons un éventail d’œuvres chorégraphiques d’esthétiques classique, néo-classique et contemporaine.

Programme :
CONCERTO BAROCCO, Chorégraphie : George Balanchine – Musique: Jean-Sébastien BACH – Durée: 15 mn
SUITE POUR VIOLES,Chorégraphie : Dominique BAGOUET (1977), remontée par Philippe Cohen et Sylvie Giron – Musique : François COUPERIN, Gavotte de la première suite des pièces de violes – Durée: 10 mn
ANNÉLIDE (création Novembre 2002), Chorégraphie : Philippe COMBES – Musique : Johannes STRAUSS – Durée: 15 mn
EVENING SONGS, Chorégraphie : Jiri KYLIAN – Musique : Antonin DVORAK (1841-1904) – Durée: 12 mn
MES RELATIONS AVEC LES HOMMES N’ONT JAMAIS ETE TRES CLAIRES, Chorégraphie : Laura SCOZZI – Musique : Di Capua-Cuparro/Lomuto-Botta/Mami Chan – Durée: 18 mn
CHOUKRAN (création Décembre 2001), Chorégraphie : Renato ZANELLA – Musique : Philip GLASS – Durée: 15 mn.